Chemins de Soi

Présentation

Président de l’association Chemins de Soi je partage ici avec mes lecteurs potentiels: expériences, découvertes, recherches, articles et références en matière de pratiques du bien-être et de travail sur soi.

Pendant des années dans le cadre de cabinets conseils, j’ai œuvré pour un humanisme en action afin de:

  • Favoriser l’intégration des jeunes par des projets culturels (Création association Libertad)
  • Préserver et faire évoluer la socialisation du travail (Fondation du cabinet Relayance) dans les groupes industriels et les organisations administratives.
  • Offrir des alternatives aux pièges du consumérisme, de la gadgétisation du bonheur et de la pression de la performance. (Création d’Allée de soi)
  • Participer aux échanges de conceptions et de pratiques en matière de santé et de priorités de vie entre approches occidentales et orientales. (Spécifiquement l’Ayurvéda en Inde).

Autour de ces problématiques, j’ai eu le bonheur de pouvoir passer le relai (cft. www.relayance.fr et www.lessencedesoi.pro.)

Depuis Octobre 2014 avec Inès, ma compagne de vie et de projets, nous nous centrons particulièrement sur les dimensions du travail sur soi, profitant des acquis de nos expériences antérieures. Après une qualification aux sources mêmes de sa fondation, nous intégrons une discipline en pleine évolution, pertinente pour les modes de vie et les mentalités du monde occidental : la sophrologie. (www.sophrocay.com/fr , Académie  Internationale de Sophrologie Caycédienne)   Elle prend ses fondements et ses éléments de différenciation dans les apports thérapeutiques de l’occident et dans les traditions actives de l’orient.

C’est à travers une nouvelle structure que nous poursuivons nos finalités d’action : Chemins de Soi.   Association loi 1901 dont le siège social est situé à Paris 17.

Elle a pour but de sensibiliser aux bénéfices santé de la sophrologie (école du fondateur le professeur Alfonso Caycédo) et de pratiquer, avec ses adhérents, différentes activités pour renforcer ou retrouver un équilibre de vie : corps, cœur et esprit. Elle invite chacune et chacun à identifier et mobiliser les ressources de son histoire et les talents de son potentiel dormant.

L’association propose également des conférences de témoins ou d’experts, éventuellement des séances  de yoga, de méditation laïque, d’écriture ou d’expressions apaisantes.

L’association dispense des séances de groupe pour ces diverses activités mais également des séances individualisées, selon les règles déontologiques  requises et conformes à la réglementation juridique. Elle gère l’opportunité d’un  partenariat ponctuel ou durable avec des professionnels relevant des mêmes exigences.

L’association intervient dans le cadre d’applications spécifiques dans des organisations ou lors d’évènements qu’elle crée ou auxquels elle participe tels que :

  • Ateliers thématiques pour : personnels soignants, personnes en situation de conflit ou de séparation, mères ou pères pour préparation prénatale ou problèmes éducatifs.
  • Préparation physique et mentale à des concours d’études ou sportifs
  • Coaching ou groupes de paroles suite aux épreuves de la maladie ou des échecs
  • Remise en forme généralisée.

Contact

Inès Cousty : (E.mail iecousty@gmail.com): sophrologue praticienne reçoit à son cabinet : 189 rue de Courcelles 75019 et intervient en formation de sophrologue et auprès de groupes thématiques.

Une approche globale de la santé et de la vie : selon l’Ayurvéda.

(Parution dans Espaces, tourismes &loisirs. Janvier 2011)

Définition, fondements et repères historiques :

Le mot « ayur », en sanskrit, signifie la vie ou la force vitale. Le mot « veda » signifie la connaissance. L’Ayurvéda est la somme des savoir et savoir-faire expérimentés et répertoriés pendant des millénaires par des sages et des praticiens de l’Inde se consacrant à la santé globale : corps, cœur et esprit. Le « corpus » technique et philosophique de ce savoir est contenu dans une branche des Védas. Ceux-ci, après un long temps de tradition orale, furent écrits par les rishi, les « Voyants » les « sages et praticiens » qui étaient centrés sur l’équilibre des facultés nécessaires à toute vie humaine. Ils s’adonnaient à une méditation régulière pour connaître « la nature et la non nature des choses ». Le premier des quatre Védas contenant les codes ayurvédiques remonte à plusieurs millénaires (premiers écrits 1500 ans avant notre ère).

Tout au long des siècles les pratiques ayurvédiques ont survécues essentiellement dans les familles, et quelques grands sages en ont perpétués la recherche et les règles[1]. Parmi eux, par exemple,  le Swami ou guru Shivananda, médecin de formation, a créé de nombreux ashrams (déployés aujourd’hui dans le monde entier)  où l’Ayurvéda est intégrée à l’expérience spirituelle des permanents et des hôtes qui viennent se ressourcer dans ces lieux de vie.

Avec la colonisation anglaise, l’essor de la médecine allopathique occidentale a entraîné, en Inde,  une certaine régression institutionnelle de ces pratiques ayurvédiques. Mais à l’avènement de l’indépendance les programmes de santé publique ont instauré officiellement le rôle prééminent de l’Ayurvéda: en 1970, le gouvernement indien a normalisé et validé la qualification  d’établissements ou institutions pour le référencement des pratiques et pour le développement de la recherche[2].  Sous l’impulsion de grands maîtres spirituels (Maharashi, Vishnudevananda …) et de scientifiques (notamment biologistes) des médecins et des thérapeutes masseurs ont donné un nouvel essor à l’Ayurvéda : tel Deepak Chopra aujourd’hui en Californie. Actuellement, la recherche et l’extension des traitements ayurvédiques  se répandent dans le monde[3]et l’occident  les découvre comme l’une des approches globales  (holistique) de la santé d’excellence  grâce à ses finalités visant l’interdépendance  des dimensions psychologiques, somatiques, nutritionnelles et existentielles en matière d’équilibre de vie.  Les exercices ou soins proposés sont complémentaires les uns des autres : chacun a pour but de traiter un aspect des transgressions de notre harmonie vitale et c’est la coordination des différentes pratiques qui permet le rétablissement du système. Ainsi on comprend que l’Ayurvéda  n’est pas seulement une science médicale hindoue, préventive et curative ; elle est aussi une « philosophie » et un art de vivre universels.

Le marketing du tourisme supporte et stimule cet engouement au même titre que la médecine chinoise et les arts martiaux orientaux.  Des échoppes et des centres s’improvisent, sous le label de traitements et de soins de l’Ayurvéda, aussi bien en Inde que dans le reste du monde, en détournant souvent, hélas, son essence profonde, ses exigences et la qualité professionnelle de ses praticiens.

Qui sommes –nous ? Notre cheminement et nos finalités.

Paul et Inès Cousty[4], fondateurs et conseillers en développement personnel et bien-être à Allée de Soi (aujourd’hui : www.lessencedesoi.pro Dominique Berna 18 rue Barodet ; 69004 Lyon), après avoir bénéficié, nous-mêmes, des apports de ces disciplines de santé, au prix d’une longue recherche, avons souhaité modestement participer à leur maintien et à leur développement dans le respect de la finalité initiale. Il s’agit pour nous  de permettre à des praticiens et témoins, reconnus institutionnellement de pure tradition, au Kérala, d’exercer leur savoir -faire lors de cures organisées pour des populations essentiellement occidentales. Après plus de quatorze années d’initiation personnelle et d’animation de cette activité, nous assurons, tout au long de l’année, en France, à notre tour, une préparation et un accompagnement aux démarches de la reconquête d’un équilibre corps, cœur et esprit. Nous en développerons le contexte et les modalités par la suite mais auparavant explicitons le concept de complétude de santé que visent l’éthique et les pratiques de l’Ayurvéda.

Paul et Inès Cousty ont aujourd’hui passé le relai. Dominique BERNA, Association l’essence de soi, continue et développe la démarche et actualise le projet. (Voir www.lessencedesoi.pro ou info@lessencedesoi.pro.)

Du mal vivre à l’équilibre :
pourquoi l’Ayurvéda connaît aujourd’hui un grand essor en Occident ?

  • Une société d’inquiétude ou de mal-être et la révolution silencieuse.

Le nombre de centres et de prestataires autour de l’Ayurvéda ne cesse de proliférer rapidement en Europe et en Occident en corrélation avec les activités du bien-être et du développement personnel du fait des inquiétudes liées aux nouvelles aspirations de qualité de vie mais aussi du fait des nouvelles formes de fragilités de la santé de nos contemporains. La vie présente, surtout, dans le monde occidental est devenue trépidante tant par la pression de l’activité professionnelle que par les relations éphémères, les incertitudes de l’avenir, une moindre disponibilité de temps à consacrer à l’exercice physique, la mauvaise nutrition[5] et les frustrations ou désillusions des produits promus par le marketing consumériste de masse… Beaucoup d’entre nous vivent un malaise sournois, souffrent dans leur corps et dans leur esprit, font des dépressions et certains vont parfois jusqu’à des tentatives de  suicide au travail ou dans le cadre de leur vie privée : les facteurs de ce déséquilibre sont multifactoriels.

En même temps, de plus en plus nombreux sont ceux qui ont décidé  de réagir comme l’exprime Marc de Smedt, journaliste et philosophe :

«  Notre société est traversée de tourbillons qui sont ceux du temps : la contestation sociale s’y mêle à l’inquiétude, la résignation au manque d’espoir, les calculs politiciens aux attentes déçues. Une certaine sinistrose habite ce vieux pays fatigué, la France,  qui est pourtant une des régions de cocagne du monde, un lieu favorisé par sa situation géo – culturelle et ses ressources naturelles…

Mais on parle trop peu du courant puissant qui traverse toutes les couches de la société française et européenne et que je définirais comme une révolution silencieuse : celle-ci se compose de toutes ces personnes (que l’on a définies aussi comme créateurs de culture et que l’on estime à 24% de la population et dont 66% seraient des femmes) qui ont décidé de ne pas se laisser avoir par le marasme ambiant ni par la dépression globale et individuelle, et qui font l’effort de se prendre en charge intérieurement pour au moins évoluer dans leur être propre, éclaircir leur conscience, se rendre capable d’actions justes afin d’essayer de vivre en harmonie avec soi-même et avec autrui. … Cette révolution, sans bruit mais pas sans paroles ni actes, prend diverses formes et se généralise à petits pas : il suffit de voir l’intérêt pour le bio et les médecines douces, le nombre de cours de yoga et de gymnosophies diverses que l’on trouve partout en Europe pour comprendre qu’il se passe quelque chose de fort et qu’un besoin s’exprime là, comme si la sagesse inhérente à chaque être humain partait en quête d’elle-même.… Cela signifie que, lassés de ce que la société propose en termes de santé, de mieux-être, de divertissement et surtout de prise en charge des problèmes personnels, – à quoi s’ajoute une impression généralisée que tout va de travers,-  des gens de plus en plus nombreux prennent leur destin en main et partent en quête de sens. »[6]

On comprend tout à fait que dans ce contexte l’Ayurvéda peut être une approche pertinente pour une nouvelle cohérence de vie et pour une dynamisation globale de la personne. Décrivons-en les différentes dimensions.

  • Une éthique actualisée : condition indispensable de l’Ayurvéda :

Le témoignage des sages hindous transcrit dans la tradition des Veda indique que la recherche de l’harmonie ou de l’équilibre des êtres et des collectivités repose sur le respect des énergies de la Nature, sur des rapports humains dépouillés de la recherche de l’intérêt et du pouvoir personnels et sur  une globale approche de complétude : la santé corps cœur et esprit de la personne. Nous ne traiterons pas dans le présent article, des préconisations de l’Ayurvéda pour l’harmonisation homme – nature et rapports humains en raison du grand nombre d’applications qu’elle contient[7]. On se reportera pour cela aux ouvrages que nous proposons en référence. Centrons-nous sur les pratiques d’équilibre de santé et d’hygiène de vie personnelle.

Il importe d’affirmer immédiatement avant d’expliciter les contenus principaux de l’Ayurvéda et particulièrement ceux des prestations mises en œuvre par Allée de Soi un certain nombre de principes déontologiques et de valeurs qui y sont associés.

Tout d’abord affirmons nettement que les prestations réalisées ne remettent nullement en cause la pertinence et l’efficacité des traitements médicaux et thérapeutiques de la médecine et des disciplines psychologiques du monde occidental[8]. Elles s’inscrivent dans le cadre d’activités d’entretien préventif ou d’activités de développement personnel global choisies par chaque participant. Tout candidat à une cure ou à un accompagnement est prié de signaler les soins médicaux dont il fait l’objet et est invité, le cas échéant,  à demander à ses médecins traitants la compatibilité des approches de l’Ayurvéda. D’autre part, les prestataires intervenants dans le cadre des séjours Allée de Soi en Inde relèvent des institutions reconnues par les autorités légales de l’Etat Indien. La pratique du conseil et de l’accompagnement réalisé en France par Allée de Soi s’appuie sur les mêmes principes fondamentaux.

Un point particulier doit être relevé clairement : tout caractère religieux ou sectaire est exclu de nos approches. Nous le soulignons notamment dans les paragraphes relevant spécialement des contenus de « méditation » dont le terme pourrait, dans la tête de nos lecteurs, prêter à confusion. En nous référant aux argumentaires de personnalités  dont la compétence scientifique et la valeur morale sont établies et de notoriété internationale, on pourra aisément se faire son opinion. Nous désignons ici les différents auteurs d’articles – médecins ou philosophes – que nous citons dans le présent article.

  • L’interdépendance de quatre pratiques essentielles : Yoga, Méditation, Massages et traitements, Nourriture ayurvédique.

Le yoga que nous dénommons « yoga total ».

Au-delà de toutes les définitions et de toutes les connaissances vulgarisées dans les différents supports et les multiples écoles, Allée de Soi veut en souligner, par cette dénomination,  la dimension de traitement holistique auto-thérapeutique : connaissance profonde de soi et recherche d’intériorité. La tradition qui retient notre attention est essentiellement celle des institutions du maître Shivananda (1887 – 1963) parce qu’elle propose plus explicitement, à chaque séance, un travail sur l’interdépendance du corps et de l’esprit, de l’esprit et du cœur, de l’action et de la conscience de « qui nous sommes  dans cette action ».

Le yoga total vise, lorsque nous le pratiquons, à développer en nous un état de clarté mentale sur la situation présente qui est le point de départ pour envisager positivement notre vie. Il nous oriente vers l’attitude juste, la posture d’équilibre tant au-dedans du corps qu’à l’intérieur de notre état psychologique et de notre mental. Dès le stade d’initiation tout apprenant peut en ressentir les effets.

Cette pratique des postures corporelles par sa corrélation aux autres dimensions de notre personne conduit à saisir autrement que par la pensée : l’énergie qui est en nous mais qui a besoin d’être maîtrisée pour être créatrice et active. Ceci élargit la prise de conscience du mouvement et du maintien même de la vie, faite d’activité intense mais aussi de besoins de récupération indispensable pour se régénérer.

Cette pratique progressive et régulière du yoga total ouvre un espace intérieur conscient où se trouve la tolérance avec soi-même et autrui, l’humilité mais aussi la grandeur de nos capacités et, par extension, un état de contemplation des facultés ou énergies universelles : dans la nature, chez les autres espèces d’êtres vivants, dans l’univers.

Cette pratique du Yoga Total, à la cure, est un des piliers essentiels pour éviter sur une durée longue (une cure dite panchakarma dure au minimum 15 jours, sinon 21 ou 35 ou 54 jours) une excitation mentale ou au contraire des tendances de déprime que peuvent provoqués si massages et méditation sont les seules pratiques. Le travail corporel est une accroche à la réalité et l’accomplissement d’un principe de base : le bien-être corporel conditionne la qualité de nos comportements et de notre bon fonctionnement psychique. Beaucoup de centres ou cabinets offrent des prestations séparées : yoga, massages ou méditation. Ceci peut se concevoir comme des traitements distribuées par séquences discontinues mais, eu égard aux consultations et au suivi d’expériences que nous avons pu réaliser, pour un temps « massé continu » le Yoga Total est l’axe d’équilibre indispensable pour un bon déroulement d’une cure.

Enfin, il est de la plus grande importance, à notre sens, que dans ce concept de « remise en forme et de centration » que nous avons mis en œuvre la séance de Yoga Total comporte un ensemble de postures (ou asanas) permettant de réaliser à la fois les objectifs suivants[9] : amplitude du souffle et de la respiration, relâchement des tensions, dynamisation et mobilisation des énergies potentielles de chacun, travail d’assouplissement articulaire et musculaire, appréhension de l’interdépendance corps et esprit, alignement et équilibre. Nous avons bien sûr répertorié les multiples écoles de Yoga existant de part le monde et spécialement en France. Nous connaissons bien les bénéfices de pratiques réalisées dans leurs différents centres pour en avoir fréquentés plusieurs. Néanmoins, pour la réalisation d’une cure ayurvédique il nous est apparu que de sélectionner l’école de Shivananda était le choix le plus pertinent pour la réalisation les finalités que nous venons d’expliciter. Examinons quelques propos de ce grand Maître :

« Si l’on admet que l’homme est en réalité un esprit incorporé à la matière, une union complète avec la Réalité exige l’unité de ces deux aspects. Il y a beaucoup de vrai dans la doctrine qui enseigne que l’homme doit extraire le meilleur de ces deux mondes. Il n’existe aucune incompatibilité entre les deux, pourvu que l’action soit conforme aux lois universelles de la manifestation. …Le bonheur dans notre vie terrestre peut être atteint en faisant de chaque acte humain et de chaque fonction, un acte de complétude. » …

« La vie et toutes les activités doivent être conçues comme une part sublime de la nature humaine. L’apprenant du Yoga perçoit que dans le rythme des pulsations de son cœur, c’est le chant d’une vue universelle qui s’exprime. Négliger ou ignorer les nécessités du corps, le tenir pour une chose non essentielle, c’est négliger et nier la plus Grande Vie dont il fait partie… »

« Le corps est la nature ; ses besoins sont ceux de la nature…L’homme qui cherche à se maîtriser , doit le faire sur tous les plans – physique, mental, et spirituel – car ils sont tous en relation, n’étant que des aspects différents de la même conscience d’être personnelle et universelle. »

Lequel a raison : celui qui néglige et mortifie son corps pour obtenir une prétendue supériorité spirituelle ou faculté intellectuelle, ou celui qui cultive les deux aspects de sa personnalité comme étant des formes différentes de l’être qui l’habite ? Par les techniques du Yoga, l’apprenant cherche à acquérir un corps à potentiel pour le fonctionnement harmonieux de l’activité mentale. »

« Le yogi désire acquérir un corps solide comme l’acier, sain, exempt de souffrances et à même de vivre longtemps. Maître de son corps il peut maintenir une activité complète à un âge très avancé. »

Ainsi donc, Allée de Soi, au prix d’une recherche qualitative, progressive et sélective de ces caractéristiques, a recherché la prestation et les personnes  les plus authentiques de cet art du soin total par cet « exercice corporel ». Lors de la cure au Kérala la guidance des  yogis de tradition Shivananda, par leur pratique propre,  exigeante et quotidienne tout en étant inséré dans une profession très « contemporaine » produit par son témoignage, avec excellence, les effets que nous décrivons.

En France, l’un de nous réalise une étape d’initiation pour les débutants qui veulent être centrés sur cette dimension du Yoga Total et, une fois acquises par l’expérience, ses bases fondamentales, nous proposons des partenaires qui sont dans cette lignée que tout pratiquant peut librement choisir.

La méditation

Le mot de « méditation » a, pour beaucoup de nos contemporains, une signification essentielle religieuse. Sans vouloir critiquer la pratique que dans leur libre arbitre les adhérents à différentes obédiences en font, nous retenons, à Allée de Soi,  pour le développement de cet exercice : les techniques de centration, de relaxation ou de concentration révélées en grande majorité par les arts martiaux pratiqués en Orient – Chine, Japon, Inde… dont les effets sur la réduction du stress, de l’angoisse et sur la récupération de forces vitales nécessaires pour faire face aux défis présents et aux situations vécues ne sont plus à démontrer. Les applications de ces approches sont aujourd’hui à l’œuvre dans le domaine du sport, celui de la préparation à certains défis tels que compétitions ou examens et même dans le cadre de techniques d’appoint auprès des victimes du stress professionnel ou de la dépression nerveuse. De plus en plus dans le monde des affaires, les professions ou responsables à haute charge d’activités bénéficient de ces méthodes à des fins de prévention aux risques de fragilisation encourus dans leurs missions. Nous relevons ici certains propos explicites au sujet de l’application de la méditation dite de « « pleine conscience »  du Professeur John Kabat-Zinn, docteur en biologie moléculaire Professeur Université de Massachussetts. Boston Clinique « pour réduire la souffrance et le stress » :

« Des sages, des yogis, des maîtres zen ont exploré systématiquement ce domaine depuis des siècles ; ce faisant, ils ont découvert des horizons qui peuvent être bénéfiques à nous occidentaux dont la culture est davantage orientée vers le contrôle et la domination de la matière. Nous avons beaucoup trop négligé le fait que nous faisons également partie de la nature : c’est-à-dire matière et énergie[10]. L’expérience collective de ces maîtres nous apprend qu’en explorant l’essence de notre esprit et de notre « psyché » et leur fonctionnement nous pourrions vivre plus d’harmonie et de sagesse. Ils présentent aussi une conception du monde complémentaire à l’esprit matérialiste et réducteur qui domine actuellement la pensée et les institutions occidentales (ou mondialement dominantes).

Mais ce point de vue n’est pas l’apanage de la mystique orientale. En 1846, par exemple, un grand écrivain et philosophe américain Henry David Thoreau, évoquant avec passion le bonheur du moment présent dans la simplicité de sa vie dans la Nouvelle- Angleterre, dénonçait déjà les pièges de la société de consommation et du culte de l’argent….

La pleine conscience est au cœur de la méditation. Le concept fondamental en est simple. Son pouvoir réside dans sa pratique et ses applications. La pleine conscience signifie « faire attention » d’une manière particulière, délibérément, au moment présent et sans jugements de valeur. Cette sorte d’attention nourrit une prise de conscience plus fine, une plus grande clarté d’esprit et l’acceptation de la réalité du moment présent. Cela met en évidence le fait que nos vies sont une succession de moments où nous avons intérêt à être présents.

Une conscience distraite du moment présent crée en nous des problèmes renforcés par nos peurs et notre manque de confiance en nous – problèmes qui ne feront que s’amplifier avec le temps. Ainsi, nous nous sentons parfois enlisés dans les difficultés de la vie, ayant perdu le contact avec la réalité et les autres. Nous n’avons plus l’énergie de rassembler nos forces dans une direction précise qui nous apporterait plus de satisfactions et entre autres, une meilleure santé. »[11] Les propos du chirurgien et psychothérapeute belge, cités en note renforcent l’importance de l’apport de la méditation[12].

Dans la description des phénomènes observés dans cette pratique telle que l’a décrit Gurumayi Chidvilasananda (née en 1955) , maître spirituel de renommée internationale (USA, Europe, Inde)  nous pouvons constater le caractère simplement existentiel et pourtant pertinent pour celui qui est en retrait de toute approche à caractère religieux ou confessionnel :

« Se tourner vers l’intérieur est un acte des plus simples, mais c’est aussi la tâche la plus difficile au monde. Combien d’entre nous sont capables, après avoir fermé les yeux, d’affirmer « je me suis intériorisé » ? Faisons l’essai. Fermons les yeux. Où se dirige notre conscience ? C’est le moment de le découvrir. En fermant les yeux, certains voient du noir et ont peur ; chez d’autres, l’esprit galope à toute allure ; quelques-uns entrent immédiatement en contact avec leurs émotions et ont envie de pleurer ou de rire…ou d’aller activer les désirs ou les pulsions ; d’autres ne ressentent rien du tout. Bien que le geste ait été le même – fermer les paupières – chacun a vécu une expérience totalement différente.

En fermant nos yeux, nous consacrons, un peu de temps, à nous-mêmes. Si nous ne sommes pas en contact permanent avec la conscience, c’est parce que nous sommes toujours en train de courir après quelque chose – de courir pour en imposer au monde, pour gagner plus, pour accaparer plus, pour subir la folie et la toxicité des affaires du monde, pour être devant les autres. Nous n’arrêtons pas d’agir pour tenter d’influencer les autres et, ce faisant, nous oublions qui nous sommes vraiment. Sans doute savons-nous que nous sommes un homme ou une femme, mais nous ne sommes pas capables d’aller plus loin et de reconnaître notre nature véritable. Quand nous fermons les yeux, cependant, et que nous nous accordons un peu de temps à nous-mêmes, alors le pouvoir de la méditation, l’énergie intérieure éveillée, entrent en action et travaillent sur tout ce qui surgit en nous – que ce soit de la peur, de l’angoisse, des pensées, des émotions ou le vide. Certains croient que la méditation consiste à refouler les sentiments et les pensées. Mais en réalité la méditation nous en libère, peu à peu, et  elle nous délivre de tout ce qui nous entrave.

La transformation n’est pas toujours instantanée, mais dès lors que l’on s’adonne quotidiennement à sa pratique, il se produit à coup sûr quelque chose : nous sommes délivrés de notre colère et de nos envies mesquines. Il est crucial d’arriver à surmonter en permanence tout ce qui nous bloque, sinon nous ne percevrons pas notre grandeur d’être. Certes cette libération risque de ne pas être constante, au début, dans la vie quotidienne car durant de nombreuses années, de nombreuses vies, nous avons accumulé toutes sortes d’habitudes et de tendances – ce qui explique que même une personne très douce peut en arriver un jour à déclarer : « Je ne sais pas pourquoi je me suis mise en colère, je n’aurais jamais cru cela de moi. Je ne comprends pas comment je me suis laisser-aller à ce mode de vie » C’est pourquoi nous devons pratiquer l’apaisement par la maîtrise physique et mentale qui réveille notre être intérieur, dans la mesure où nous l’agissons en nous avec conscience. » [13]

Afin de démystifier, s’il en est encore besoin, les propos tenus autour de la méditation et pour cerner l’aspect très concret et observable d’une mise en œuvre de l’exercice sans propos inducteurs autre que ceux d’une aide à l’attention à soi-même, relevons d’une manière très factuelle, la fiche technique[14] rédigée par le maître zen Yongey Mingyour Rimpotché, notamment lors de ces séjours à Boston, Massachussetts : méthodes posturales.[15]Cette méthodologie a inspiré  l’équipe de John Kabat Zinn pour la guidance du développement de la « pleine conscience » en matière de gestion du stress :

Le premier point consiste à fournir au corps une base ferme en croisant les jambes, dans la mesure du possible, de sorte que chaque pied repose sur la cuisse de l’autre jambe. Si vous ne le pouvez pas, mettez seulement un pied dans cette position, tandis que l’autre se trouvera sous la cuisse opposée. Si aucune de ces deux positions ne vous paraît confortable, asseyez- vous simplement en tailleur. Vous pouvez même vous asseoir sur une chaise, les pieds posés par terre bien à plat. Le but est de prendre une posture physique à la fois stable et confortable. Si vos jambes vous font mal, votre esprit ne restera pas tranquille. C’est pourquoi on concède de nombreuses possibilités pour ce premier point.

Deuxième point : posez vos mains l’une sur l’autre juste au-dessous du nombril, les paumes tournées vers le haut. Peu importe laquelle des deux mains se trouve au-dessus. Vous pouvez même intervertir leur position au cours de la pratique. Vous pouvez également poser vos mains sur vos genoux, la paume vers le bas.

Troisième point : laissez un léger espace entre les bras et le torse. Les textes bouddhistes classiques appellent cela « placer les bras dans la position des ailes de vautour », ce qui ne signifie pas qu’il faille écarter les omoplates pour se donner l’air d’un rapace.

Il faut laisser juste un léger espace entre les bras et le torse pour que la poitrine reste ouverte et détendue, et la respiration libre. Les vautours au repos laissent toujours un espace entre leur corps et leurs ailes. C’est ce que cela veut vraiment dire. Il n’est pas nécessaire de battre des ailes. Votre but est de méditer et pas d’essayer de voler.

Les épaules doivent se trouver au même niveau et la poitrine doit pouvoir se soulever librement pour respirer. Certains ont un gros torse et de gros bras. Si c’est votre cas, ne tentez pas de maintenir artificiellement un espace entre les deux. Laissez simplement vos bras reposer naturellement de façon à ne pas comprimer la poitrine.

Quatrième point : maintenez votre colonne vertébrale aussi droite que possible. Les textes disant « comme une flèche ». Mais à nouveau, il importe de garder un juste milieu. Si vous essayez d’être trop droit, vous finirez par pencher en arrière, et votre corps sera tendu au point de trembler. A l’inverse, si vous laissez votre dos s’affaisser, vous comprimerez vos poumons, rendant votre respiration plus difficile, ainsi que le libre fonctionnement d’autres organes, et ce sera une source d’inconfort. Quant à votre esprit, il tendra à s’assoupir.

Cinquième point : le poids de votre tête doit reposer uniquement sur votre cou, de façon à ne pas comprimer la trachée en le penchant trop en avant, ni les vertèbres cervicales en la penchant trop en arrière – les sept vertèbres qui terminent la colonne vertébrale jouent un rôle vital dans la transmission des messages neuronaux du corps au cerveau. Quand vous trouverez la position qui vous semblera bonne, vous remarquerez sans doute que votre menton s’incline légèrement plus que d’ordinaire vers votre gorge.

Le sixième point concerne la bouche. Laissez un léger espace entre vos dents et entre vos lèvres et, si possible, relevez le bout de la langue, jusqu’à ce qu’il touche légèrement le haut du palais, naturellement, sans forcer. Si votre langue est trop courte pour faire cela, peu importe. Le plus important est qu’elle ait une position naturelle.

Le septième et dernier point concerne les yeux. La plupart des débutants trouvent plus confortable de garder les yeux fermés. Il leur est plus facile, ainsi, de laisser reposer leur esprit et de trouver un sentiment de calme et de paix. C’est parfait dans un premier temps, mais en gardant les yeux fermés on s’attache plus facilement à une forme artificielle de tranquillité mentale. Il est donc, peu à peu, préférable de garder les yeux entr’ouverts et orientés lorsqu’on médite, pour avoir l’esprit plus clair, alerte et conscient. Cela ne veut pas dire regarder fixement devant soi sans sourciller, mais entrouvrir les yeux vers une flamme ou une représentation symbolique, attachante pour le cœur et l’esprit, et vers un environnement réellement présent.

La posture en sept points, de toute façon, n’est qu’une ligne directrice. Car comme la méditation est une pratique personnelle et comme chacun de nous est différent des autres, l’essentiel est de trouver pour soi-même le juste milieu entre tension et relâchement. »

L’alimentation ayurvédique[16].

Lors de notre cure au Kérala, le régime nutritionnel a une importance capitale : il s’agit d’une alimentation végétarienne et biologique, à partir de cultures en milieu naturel ou sauvage. Les fruits et légumes sont cueillis une heure avant la préparation et trois heures, maximum, avant la consommation. La composition des mets et l’intégration des épices suivent les règles  qui ont fait leur preuve tout au long d’une tradition millénaire. Ces règles ont été revisitées par des diététiciens contemporains indiens qui ont fait école auprès de beaucoup de spécialistes en diététique en Occident et qu’a su reprendre parfois à son avantage le marketing des entreprises agro-alimentaires ( !).

Trois catégories d’aliments doivent être combinées : les aliments qui ont un rôle purificateur  et qui sont actifs pour l’élimination des toxines et pour le  transit; les aliments porteurs d’énergie notamment stimulateurs de sucs gastriques; les matières inorganiques comme l’eau et les sels minéraux pour le maintien de l’intégrité cellulaire.

Ainsi donc l’Ayurvéda définit des règles très précises pour maintenir l’équilibre alimentaire et la réalisation des trois fonctions d’élimination, d’énergie et de maintien. En même temps, les préconisateurs du respect de cette combinaison d’ingrédients insistent sur l’importance de la saveur et de l’attrait visuel de leur préparation.

Sur ces bases fondamentales du régime alimentaire, l’examen médical, à l’entrée de la cure et lors du suivi pendant son déroulement, par le médecin ayurvédique et le masseur thérapeute,  fait l’objet d’une d’un ajustement personnalisé  en fonction des caractéristiques propres à chaque curiste. Des  additifs  naturels de synthèse  peuvent être prescrits en complément. Dans le cadre des séjours Allée de Soi, ces produits sont fournis sous le contrôle d’un laboratoire intégré à un hôpital officiellement qualifié.

L’expérience nutritionnelle de ce séjour a toujours un effet positif pour tous les curistes qui témoignent des changements importants qu’ils ont introduits par la suite dans leurs coutumes alimentaires.

Les massages :

Les prestations spécifiques des massages ayurvédiques à Allée de Soi (aujourd’hui voir www.lessencedesoi.pro)  ont comme visée le développement corporel et global du bien-être et ne s’inscrivent pas dans la substitution des sciences ou techniques réparatrices de traumas caractérisés. Des établissements spécialisés sont habilités à produire ces prestations. Néanmoins dans le cadre de la cure  tel que nous le décrivons dans le présent article les prestataires qui exercent au Kérala et ceux que nous recommandons en France accordent la plus grande importance à la pratique du toucher comme facteur de restauration d’un équilibre relationnel corps-cœur-esprit et de l’inter – action constructive et gratifiante que produit ce contact avec un vrai traitant. Pour cela, il importe d’en connaître l’impact et l’effet      ainsi que les valeurs et les consignes de sécurité physiologiques, psychiques et déontologiques qui y sont associées.

« Apprendre à toucher et à se laisser toucher en toute sécurité. Cet aspect de la relation humaine devrait être enseigné à tous, et en particulier aux soignants afin qu’ils puissent intégrer le toucher dans leur pratique, sans équivoque, dans le respect des limites définies par un cadre déontologique. Car c’est dans le corps que les résistantes les plus importantes se logent et influencent toute la personnalité. D’origine ectodermique (pellicule externe de l’embryon), la peau est le plus grand organe du corps : environ six cent quarante mille récepteurs tactiles connectés à la moelle épinière et au cerveau par plus d’un demi-million de nerfs. Immense capteur sensoriel tourné vers l’extérieur, « la peau n’est pas plus séparée du cerveau que la surface d’un lac n’est séparée de sa profondeur…il s’agit de deux localisations du même continuum…, une seule unité fonctionnelle du cortex à l’extrémité des doigts…Toucher la surface, c’est interpeler la profondeur. Certains n’hésitent pas à considérer la peau comme la surface extérieure du cerveau, à moins que ce ne soit le cerveau qui constitue la couche la plus profonde de la peau.

Huit semaines, après la conception, alors que l’embryon ne mesure pas plus que deux centimètres, la peau est déjà développée. Premier des sens à apparaître au cours de l’évolution (les organismes unicellulaires ont une sensibilité de contact), le toucher est aussi le premier des sens dont est doté le fœtus. Le besoin de toucher et d’être touché est donc essentiel et universel, Il se retrouve chez toutes les espèces et dans toutes les cultures. Des souriceaux meurent s’ils ne sont pas léchés et des bébés singes se recroquevillent dans un coin de leur cage s’ils sont privés de contact. Sans le toucher, il est impossible de grandir et de se développer. C’est la raison pour laquelle naturellement les sociétés traditionnelles encouragent les contacts entre la mère et son enfant. Chez les chasseurs-cueilleurs San, dans le Kalahari, par exemple, on a calculé que les mères portent leur bébé plus de 90% du temps. Aux U.S.A. ce temps est réduit à 2 ou 3 heures par jour durant les premiers mois de la vie, et encore moins par la suite. La diminution des stimulations tactiles dans nos sociétés modernes inquiète les spécialistes qui de plus en plus préconisent le recours et l’apprentissage (au) du toucher pour la réassurance d’un patient ou de toute personne en état de forte tension nerveuse ou émotionnelle. » Docteur David Frawley (références ouvrages cités).

Conscients de l’importance de la pratique du toucher, les massages lors de  la cure  au Kérala et ensuite dans les centres que nous recommandons en France reposent sur :

. D’abord le diagnostic préalable déjà mentionné, réalisé par le médecin et le maître masseur ayurvédiques afin de programmer les phases de traitements et de les adapter aux besoins de chaque individu selon son type psycho – physiologique[17]. (Doshas). Des adaptations personnalisées sont effectuées en créant une « feuille de route » incluant régime alimentaire, postures préférentielles en yoga, traitements médicinaux naturels et massages.

. Quatre grands principes de massages sont pratiqués dans la tradition ayurvédique. En décrivant sommairement leur mise en œuvre posturale nous indiquons la visée majeure de chaque type : on prendra soin de se reporter aux ouvrages cités pour en approfondir les finalités. Les massages assis ont une visée kinesthésique c’est-à-dire qu’ils rendent plus actives les énergies et la circulation de certains flux nerveux, sanguins et articulaires. Les massages avec le pied, souvent fermes et profonds, ont pour but le raffermissement de la structure osseuse selon l’âge du patient. Les massages lemniscates (en cercles, et en huit), en général très vifs et accélérés, stimulent l’élimination des toxines que le régime alimentaire produit par ailleurs. Enfin un ensemble de pratiques du toucher ou d’utilisation d’huiles médicinales provoquent un assoupissement, une détente cérébrale ou/et  une relaxation sensitive profonde.

On comprendra aisément qu’en sus de la maîtrise technique des masseurs deux autres facteurs interfèrent dans ces soins : d’une part la qualité des ingrédients utilisés, – ceci a conduit Allée de Soi à assurer une sélection exigeante d huiles à pression froide de moins d’une semaine et à vérifier  de près la qualité des autres ingrédients (type végétaux ou graines additionnelles) ; d’autre part, l’assurance que les masseurs s’inscrivent dans l’art de la pratique de l’Ayurvéda traditionnelle et avec une éthique sans faille dans la relation aux individus traités : respect du corps, contact émotionnel, accompagnement.

  • Allée de Soi : contexte de réalisation de cures ayurvédiques, participants, accompagnement en France et en Europe.

L’Inde et le Kérala

  • C’est en Inde que l’Ayurvéda a conservé et développe aujourd’hui encore les pratiques les plus authentiques. Le Kerala en est le berceau.  Cet état situé le plus au Sud de l’Inde comprend : la magnifique côte de Malabar avec des plages bordées de cocotiers, un arrière pays foisonnant d’une végétation généreuse, colorée, une irrigation de canaux célèbres, les back waters, et les plateaux du Dekkan.  Cette terre est à l’origine  du plus ancien art martial connu, le kalarippayat[18], ancêtre du Kung Fu qui a probablement permis le maintien de l’Ayurvéda dans les périodes de retrait dont nous avons parlées car l’alimentation végétarienne, le travail du souffle, et une grande profusion de  techniques corporelles quotidiennes ont accompagné une pratique spécifique  de massages nécessaires  à son exercice. C’est ainsi que s’est cristallisé l’approche plurielle du travail sur le corps, le mental et l’énergie.
  • Notre lieu d’accueil se trouve près d’un gros village de pêcheurs[19] au bord d’une immense plage de la côte de Malabar. La situation « met à cru » les contrastes de ce pays : pauvreté heureuse, beauté et parfois encombrement souillure et saleté.  En fait, pour ceux qui connaissent comme pour ceux qui vont découvrir la vie en Inde, certaines situations provoquent, choquent et conduisent à s’interroger sur le bien fondé ou l’extravagance de nos choix et de nos valeurs de vie. Peut-être certains peuvent être tentés de se fermer ou a contrario de béatement s’illusionner.  « « Etre en Inde, c’est comprendre que la vie est un paradoxe. C’est être obligé de poser la question de l’existence. Etre en Inde c’est choisir, par moments, d’être sourd et aveugle tout en sachant que nous ne parviendrons pas tout à fait à l’être. Il est question d’accepter ce qui vient, ce qui est là et ainsi un travail subtil s’opère dans notre mental. »[20] « C’est se sentir devenir plus humain. Apprendre à accepter l’inattendu, pas à le combattre. C’est apprendre à rire du bonheur et du malheur, apprendre à espérer. C’est être moderne mais aussi traditionnel ».[21] /[22]
  • Ainsi, l’insertion dans cette tradition locale n’est pas neutre à la démarche de mise en réflexion et de centration sur ce qui est l’essentiel pour chacun. L’environnement culturel local vient en renforcement de la prise de conscience que les traitements stimulent. « Ce contact quotidien avec ces gens très dynamiques, pauvres mais heureux n’est pas sans activer une certaine réflexion concrète sur la société humaine, sur le pourquoi de l’emprise du stress et de la violence, sur les choix personnels que nous faisons en occident… » une participante, été 2004
  • Les conditions concrètes d’hébergement, participants et bénéfices de l’Ayurvéda.

La cure ayurvédique n’est pas un séjour touristique standard mais une formule de remise en forme dans une insertion culturelle bien définie. Tous les participants doivent être motivés par une recherche d’un équilibre et d’un travail global sur soi selon les principes de la tradition indienne de la santé que nous avons présentée. Le programme comprend d’une part des activités indispensables[23]telles que : yoga, méditation, massages quotidiens et repas végétariens (y compris le petit déjeuner), des visites culturelles (temples et arts traditionnels), et, d’autre part des activités facultatives comme : initiations à la musique, aux chants traditionnels, à la préparation de cuisine ayurvédique…

L’hébergement permet le repos, et une organisation personnelle pour un long séjour (durée recommandée : 3 semaines). Il s’agit pour chacun ou chaque couple d’avoir un espace de vie pour la réflexion, l’écriture et un accueil privatif (balcon ou terrasse)… L’entretien des chambres et le service personnalisé sont non seulement efficaces mais particulièrement attentionnés…Le juste confort permet de s’adapter avec bonheur aux conditions climatiques – chaleur, alternance magnifique de soleil et de pluie tropicale – et aux  contraintes annexes à la cure: accessoires de toilette, changement de couchage douches tempérées etc…

La mise en place de cette organisation nécessite de disposer de deux familles de prestations : celle de l’hébergement sous la direction d’un manager de l’hôtel avec lequel nous avons une convention couvrant les exigences nécessaires au bon déroulement d’une cure, et celle des massages et de la consultation médicale sous la direction du maître masseur. Les professeurs de yoga sont par ailleurs engagés conjointement par les responsables de la cure et le maître masseur qui est notre correspondant permanent au KERALA. En conséquence les tarifs par forfait comprennent l’ensemble des prestations fournies par les personnels locaux à l’exclusion de services d’agence de tourisme qui peuvent par ailleurs servir de support pour des curistes s’adressant à notre organisation.

La création du concept de cure ayurvédique Allée de Soi dans le respect des pratiques traditionnelles mais sur la base d’un accompagnement et d’une logistique pour occidentaux date de l’an 2000. Le projet n’a jamais été de réaliser des séjours de grande fréquentation mais au contraire de constituer un centre au cœur d’un réseau de praticiens des différentes disciplines que nous avons mentionnées. Lors de ces séjours y viennent donc pour l’essentiel des populations en âge  de vie active, salariés ou travailleurs indépendants, des professionnels de la santé (médecins, infirmières) , des responsables de structures de bien- être (masseurs, thérapeutes, professeurs de yoga, conseillers homéopathes) …Aujourd’hui, Allée de Soi a accueilli au Kérala plus de 120 participants (célibataires, couples ou familles avec enfants), de pays différents en Europe (Belgique, Espagne, Luxembourg, Suisse, France) et des Etats Unis…  Beaucoup d’entre eux sont revenus pour un renforcement ou un entretien des bénéfices perçus suite à une première cure. Les résultats obtenus, selon les déclarations de ces « récidivistes » sont de divers ordres : récupération de mobilité articulaire, réduction de stress, meilleur équilibre alimentaire, arrêt de tabagisme, réduction voire disparition des sinusites en période d’hiver, raréfaction des migraines, perte de poids… Nous n’avons pas fait à ce jour d’investigations statistiques sur ces résultats mais les enthousiastes  évaluations des participants nous autorisent à faire mention de leur satisfaction.

  • Ce séjour se confirme être un temps et un lieu où l’on prend du recul vis-à-vis de ses habitudes et de ses choix de vie quotidienne. Il n’est pas question de jouer à devenir hindou mais les responsables d’Allée de Soi ont voulu créer les premières conditions d’une découverte de l’approche globale de la santé corporelle et philosophique telle que la tradition de l’Inde en garde la pratique. 
  • Quel suivi et quel accompagnement en France ? Partenariat et réseau en développement.

Sollicités et motivés par les participants aux cures dans le Kérala les responsables d’Allée de Soi (aujourd’hui : www.lessencedesoi.pro Dominique Berna 18 rue Barodet ; 69004 Lyon) ont élargi l’offre en matière de traitements et de pratiques ayurvédiques. Grâce à ce  dispositif partenarial avec les  praticiens du Kérala (Cuisine, Yoga, Massages, Hébergement) peuvent être réalisés à la demande, de brefs séjours d’une semaine ou de 10 jours pour un nombre réduit de participants tout au long de l’année. Le point d’entrée est la structure Allée de Soi qui établit le  cahier des charges lors de séances de conseil réalisées au cabinet ou dans le cadre d’échanges bien définis, en France : ceci est indispensable afin de garantir le contenu et la qualité des prestations.

Pour les demandes de personnes ne désirant pas se rendre en Inde, les prestataires d’Allée de Soi (aujourd’hui : www.lessencedesoi.pro Dominique Berna 18 rue Barodet ; 69004 Lyon)  assure pour partie ces prestations[24] (Yoga, Méditation…) et s’appuie sur un réseau des professionnels venus expérimenter et valider leur expertise auprès des praticiens permanents de la cure au Kérala.

Ainsi, à Allée de Soi (aujourd’hui : www.lessencedesoi.pro Dominique Berna 18 rue Barodet ; 69004 Lyon),  les conditions de diffusion des disciplines associées à l’Ayurvéda permettent de tenir la double exigence de l’enracinement dans une pratique traditionnelle authentique et d’une offre à tous ceux qui aspirent à maintenir, le plus longtemps possible, l’ensemble de leurs facultés vitales, dans une société complexe, riche mais perturbante. –

Paul Cousty

[1] Voir site internet : passeportsanté.net

[2] Voir relevé historique dans wikipédia.com

[3] La santé par l’Ayurvéda Dr. David Frawley, Yoga et Ayurvéda Dr. David Frawley,  Alimentation et santé selon l’Ayurvéda.  Recettes végétariennes selon l’Ayurvéda Kiran Vyas, La Médecine Ayur – védique Gérard Edde.

[4] Site internet: www.paul-cousty.com. Voir aussi : www.lessencedesoi.pro

[5] Pour certaines catégories sociales en particulier

[6] Marc de Smedt – éditorial revue les clés – Avril 2010.

[7] Cependant mentionnons ici que le cadre dans lequel Allée de Soi réalise les cures en Inde tient compte des facteurs environnementaux : proximité à des cocoonerais magnifiques, à l’influence des embruns de la mer de Malabar et de la proximité d’un village à la vie simple, parfois pauvre mais heureuse.

[8] Thierry Janssen (Chirurgien Psychothérapeute belge références page 4 et 5) : « Oui, la plupart de ces approches visent à restaurer la fluidité du lien corps-esprit. Ainsi,  le yoga, le qi gong ou le tai chi ont prouvé leur intérêt dans le maintien d’une bonne santé physique et mentale, et comme soutien au traitement de pathologies lourdes. Il en va de même avec des pratiques occidentales comme la sophrologie ou des techniques d’éducation somatique comme celles de Feldenkrais et Alexander. Les méthodes sont nombreuses et, dans ce paysage apparemment un peu chaotique, il s’agit de comprendre les mécanismes à l’origine des guérisons ou des améliorations observées. » « Oui, la plupart de ces approches visent à restaurer la fluidité du lien corps-esprit. Ainsi,  le yoga, le qi gong ou le tai chi ont prouvé leur intérêt dans le maintien d’une bonne santé physique et mentale, et comme soutien au traitement de pathologies lourdes. Il en va de même avec des pratiques occidentales comme la sophrologie ou des techniques d’éducation somatique comme celles de Feldenkrais et Alexander. Les méthodes sont nombreuses et, dans ce paysage apparemment un peu chaotique, il s’agit de comprendre les mécanismes à l’origine des guérisons ou des améliorations observées. »

« En Occident, 40 à 70% des patients recourent déjà à des thérapies alternatives ou complémentaires. Le bon sens populaire semble donc montrer la voie à suivre  – même si 75% des personnes se soignant à l’aide de méthodes non conventionnelles n’osent pas l’avouer à leur médecin ! La médecine scientifique a permis d’allonger le temps de la vie, notamment grâce aux antibiotiques et aux progrès de la chirurgie. Elle s’avère indispensable pour traiter environ 20% des pathologies. Pour les 80% restants, souvent des maladies chroniques liées au vieillissement, on dispose de temps pour expérimenter des traitements souvent moins chers, moins dangereux et, finalement, plus efficaces car ils agissent de concert avec les mécanismes de guérison du corps. Aujourd’hui, de nombreux patients en sont conscients et souhaitent reprendre leur responsabilité dans la prévention et la guérison de leurs maladies. »

«  Face à l’augmentation de certaines maladies, confrontés aux problèmes d’environnement, de nombreux citoyens pressentent la nécessité d’une médecine capable de s’inscrire dans un développement durable, dans le respect de l’écologie intérieure du corps et de l’esprit, mais aussi d’une écologie extérieure de l’individu et de la planète. La vision mécaniste de l’être humain semble dépassée. Il devient indispensable d’enrichir notre médecine en s’intéressant à d’autres manières de soigner. Mais notre science est-elle adaptée pour comprendre les effets des thérapies holistiques ? Emio Tada, professeur de médecine à Tokyo, propose de développer une science épi-médicale – épi vient du grec et signifie « au-dessus » – afin d’interpréter l’action de méthodes thérapeutiques complexes sur le super système que constitue l’être humain. » Interview Sylvain Michelet / 2007.

[9] Les documents fournis par les centres de Yoga Shivananda établis dans le monde délivrent des documents avec les termes techniques des finalités et des 12 postures qui y contribuent. Nous ne les détaillons pas dans le présent articule. Nous s’y réfèrera avec un grand intérêt.

[10] En tout cas, il paraît important de préciser que la  spiritualité n’est envisagée ici que dans sa conception la plus pure, débarrassée de ses préjugés religieux. « Il ne s’agit pas d’une affaire de foi et de croyance, précisait le dalaï-lama. Mais plutôt d’une préoccupation éthique et morale. Il est de notre responsabilité d’être humain d’utiliser notre intelligence pour comprendre la nature et le fonctionnement de notre esprit. » Cette précision rassurera peut-être les scientifiques suspicieux qui insistent pour que la science reste indépendante de toute forme d’influence religieuse. Car le débat est passionné. Pour preuve, la pétition signée par des médecins et des chercheurs pour protester contre l’invitation faite au dalaï-lama par la Society for Neuroscience afin qu’il prononce le discours inaugural du Congrès qui se tenait à Washington, quelques jours après les rencontres du Mind and Life Institute. « Si la science prouve que certaines croyances du bouddhisme sont fausses, alors le bouddhisme les changera », confiait le dalaï-lama à la docte assemblée. Force est de constater que, à ce jour, les conclusions issues de l’expérience millénaire du bouddhisme rejoignent celles qui découlent de la méthode scientifique. Et, les deux approches nourrissant le même désir d’aider l’évolution de l’humanité, il paraît logique de les voir unir leurs efforts. Isaac Newton n’a-t-il pas écrit « les hommes construisent trop de murs, pas assez de ponts » ?  Thierry Janssen

[11] Ouvrages récents : « Au cœur de la tourmente, la pleine conscience ». Editions De Boeck, « L’éveil des sens », « Où tu vas, tu es », « Méditer » : Editions Des Arènes. Paris.

[12] Ouvrages récents (2006 – 2008) : « La solution intérieure » Editions Fayard, « La maladie a-t-elle un sens ? » idem.

[13] Conférence tenue à New York en 2007.

[14] Cft. également ouvrage : « La méditation ».

[15] On relève que la posture médiatisée zen  par la publicité en Occident est loin de recouvrir les dimensions de dynamisme nécessaire pour garder la maîtrise de la structure corporelle, sensorielle, respiratoire et mentale pour un travail de concentration ou de relaxation. Il s’agit d’une vraie mobilisation des sens qui suppose une volonté qui doit s’aguerrir peu à peu.

[16] Voir notamment l’ouvrage cité en amont du docteur David Frawley : « Alimentation et santé selon l’Ayurvéda »  Editions Turiya.

[17]Voir chapitre « Santé par l’Ayurvéda » : « les doshas » dans les ouvrages du Docteur David Frawley

[18]  «  On dit de cet art martial qu’il stimule tous les points d’énergie du corps humain : 7 chakras  90 marmas, 36000 nadis»

[19] Le Kérala est l’état plus évolué en matière de santé et d’organisation sociale. Le taux d’analphabètes est le plus bas  de tout le pays et au village où se situe la cure Allée de Soi on peut parler de pauvreté mais pas de misère. Certes on ne peut que souhaiter le développement économique sous toutes ces dimensions  de cette zone mais la culture traditionnelle présente souligne fortement la dialectique du risque de déshumanisation que provoque souvent dans le monde une croissance non maîtrisée.

[20] Olivier Follmi, « photographe du monde » voir site internet.

[21] Idem

[22] « L’Inde peut apporter beaucoup aux approches occidentales, non seulement grâce à sa connaissance des plantes médicinales  mais par son art intérieur de vivre multimillénaire  qui a influencé aussi bien l’Antiquité gréco macédonienne que l’Empire du soleil levant. Lorsqu’on se rend en Inde, c’est cela qu’on peut ressentir : des racines profondes de l’humanité, des connaissances essentielles à la Vie, une sagesse qui vient confronter certains conditionnements de notre culture occidentale, causes de nos malaises et parfois de notre mal – être. » Max Muller, Indianiste anglais 19° siècle.

[23] Le caractère d’obligation n’a pour but que de créer une centration sur la finalité de la cure et d’éviter tout détournement des motivations de l’ensemble des participants.

[24] Par ailleurs, Inès et Paul Cousty s’appuyant sur leurs compétences dans des domaines complémentaires aux pratiques ayurvédiques développent des séances de Sophrologie pour la réduction du stress, la perte de repères dans des phases critiques de vie professionnelle ou personnelle, pour un renforcement des traitements prescrits par ailleurs par des spécialistes patentés en matière de résolution de l’angoisse ou d’addictions.  Ils assurent aussi du travail en coaching  de bien-être et coaching relatif à la vie professionnelle.

E.mail iecousty@gmail.com.